Le Bad Trip a un son : Al’Tarba

Al'Tarba Apocalypse

 

La France recèle de nombreux beatmakers novateurs et avant-gardistes. Al’Tarba en fait parti. Son dernier EP, Bad Acids & Malicious Hippies, est un savant mélange de psychédélisme inquiétant et d’onirisme malsain. 20 minutes d’immersion dans le cerveau embrumé d’un hippie perdu dans les années 70, le tout sur un fond d’abstract hip-hop percutant et efficace. Entretien avec celui qui a baisé le game.


 

Comment ça s’est passé pour toi la création de cet EP ?

Al’ Tarba : C’était à la sortie de l’album La Nuit se lève (ndlr : son dernier album), je savais plus trop dans quoi je voulais partir. J’ai attendu quelques mois quand même avant de faire du son, je travaille sur des projets un peu à droite à gauche, mais rien de personnel. Après comment m’est venue l’idée… Je crois que je regardais la série Aquarius, qui parle de Charles Manson et de cette époque-là, et puis je me suis souvenu de quelques films que j’ai vus, de ce délire de la musique hippie des années 60-70, de ce grain particulier, de ces morceaux qui duraient super longtemps. Donc je me suis dit que j’allais faire un format un peu spécial, un vinyle avec une pochette différente de chaque côté et un morceau par face qui dure 10 min. Et ce serait comme une montée de LSD où le mec partirait dans différents trips, dans différentes ambiances. C’est pour ça que t’as un format un peu spécial : 2 longs morceaux qui sont constitués de plein de petits éléments de 1 minute avec des ambiances différentes. C’est un peu comme le voyage d’un esprit fou. Le trip d’un hippie qui aurait pris un mauvais acide.


 

Tu peux nous parler de cette double pochette ?

A.T : La première face à été réalisée par Sadist Art, qui est plus dans les affiches de cinéma normalement et qui fait dans le film d’horreur old school. Après un gars qui s’appelle Slob a fait tout le design de la pochette, c’est à dire l’écriture, les dernières retouches tout ça. La première pochette se veut dans une ambiance de film d’horreur 80’s, comme j’ai pu faire avant en fait, il y a aussi des références à Cannibal Holocaust, un film des années 70-80, à Charles Manson et à Janis Joplin. Si le titre devait être divisé en deux, celle-là se serait plus Malicious Hippies, les hippies malveillants.

Et la deuxième a été réalisée par un pote à moi, Bastien Barbe. Donc lui c’est dans un style vachement plus, comment on pourrait appeler ça… Abstrait ? Mais en même temps il y a une ambiance je trouve. C’est un très bon pote à moi et c’est un gars dont j’aimais le taff depuis longtemps, donc là je me suis dit c’est l’occasion. Cette face ce serait plutôt le côté mauvais trip sous acides, le Bad Acids. C’est dans un style complètement différent, et c’était mon but aussi que quand tu prends le vinyle tu puisses choisir toi-même la pochette. Et pour le coup celle-ci est assez différente de ce que j’ai pu faire avant, c’est bien aussi de changer et d’avoir un style de design un peu différent.

Tant qu’on en parle, c’est quoi ton rapport avec le format vinyle ?

A.T : Écoute, sur le premier skeud je samplais pratiquement que sur vinyle. J’ai déménagé pas mal, donc c’est quelque chose que j’utilise beaucoup moins, parce que du coup pour bouger une étagère remplie de vinyles à chaque fois c’est un peu compliqué. Mais j’ai beaucoup samplé sur vinyles, notamment pour mes premiers albums. Et puis après j’ai eu la chance à partir de 2015 je crois, d’éditer mes premiers vinyles, c’est grâce au label avec qui je travaille aussi, pour celui-ci c’est avec I.O.T. Records. C’est un bel objet à créer mais qui coûte plus cher et qui demande d’avoir un distributeur qui s’y connaît là-dedans.

Cet EP est sorti moins d’un an après ton dernier album La nuit se lève. D’où t’es venu l’inspi, ce besoin de création ?

A.T : Dès que ça fait un peu trop longtemps que j’ai pas fait du son, j’ai un manque, je déprime. Et là je n’avais pas envie de me relancer dans un album avec des longs morceaux. J’aime bien attendre entre chaque album, le temps de vivre des choses différentes, d’écouter des choses différentes, de voir d’autres films, de recharger les batteries d’inspirations. La première face du vinyle je l’ai composé à 90% en une nuit. Pour la deuxième face, ça a pris un peu plus longtemps, mais une fois que je tenais le concept ça venait tout seul. Et surtout ce qui était bien c’est que je pouvais me permettre – comme des micro-nouvelles – de raconter des histoires très courtes de 30 secondes à 1min30. Ça donne plus de spontanéité dans les morceaux, comme des montagnes russes. Ça monte, ça descend, ça tourne, ça passe dans plein d’ambiances différentes, sans trop s’y attarder à chaque fois, sans trop les développer, en essayant d’aller à l’essentiel dans chaque passage.

“S’il y a bien des genres musicaux où les artistes s’autorisent à utiliser des influences hyper variées, c’est bien le rock psychédélique et l’abstract hip-hop. Les deux sont très liés selon moi”


 

On peut dire que c’est un concept album ?

A.T : C’est un concept album, malgré le fait qu’il ne dure que 20 min. Du coup c’est un EP, même si je sais que dans le punk rock que j’écoute il y a des albums qui font pas plus de 20 min. Là j’essayais d’en faire un objet un peu bizarroïde, un OVNI.

On y retrouve beaucoup d’influences très variées : psychédélique, Dub, Punk, trip-hop mélancolique, égyptiennes… d’où ça t’es venu ?

A.T : En fait le but à la base c’était vraiment de m’inspirer de la musique psychédélique, comme Sweet Smoke ou Pink Floyd, mais aussi tout un tas d’albums que je chope sur internet. Et dans ce genre musical c’est un truc sur lequel les mecs s’accordaient pas mal : passer de moments plus intenses à des passages plus planants. Et c’est dans cette musique psychédélique qu’il y a beaucoup d’influences : tu peux trouver du clavecin, des chants orientaux, des guitares électriques, des orgues… Les mecs s’interdisaient rien, et c’est dans ce sens-là que j’ai pu me permettre de passer dans un tas d’ambiances différentes. Pour la phase un peu punk c’était plus un clin d’œil à la culture Skinhead de la fin des années 60, qui je le rappelle n’avait rien à voir avec l’image stéréotypé du skinhead d’extrême-droite Nazi. Je tiens beaucoup à insister là-dessus parce que beaucoup de gens font l’amalgame : la base du mouvement skinhead c’était des jeunes blancs qui écoutait de la musique jamaïcaine en Angleterre, et qui détestait les hippies. Pour moi dans le film que je me racontais, le hippie dans son trip se retrouvait en redescente tout à coup et se faisait courser à Birmingham par une bande de punk. J’ai écouté beaucoup de ska donc ça explique cette rythmique particulière. Et pour la petite histoire, c’est moi qui chante sur ce passage-là, parce que le ska, le punk, c’est des musiques que j’ai beaucoup écouté et que j’écoute beaucoup encore.


 

T’as cité Sweet Smoke, c’est vrai que certaines parties sont vraiment inspiré d’eux.

A.T : Carrément, c’est dommage parce que c’est toujours compliqué pour moi de citer les noms des groupes qui m’ont influencés en interview. Mais je sais que le rock prog et psyché sont des musiques très intéressantes pour nous les sampleurs. T’a des longs morceaux dans lesquels tu peux aller fouiller, et surtout beaucoup d’instrument différents qui sont utilisés : du moog modular, du clavecins, de la guitare… S’il y a bien des genres musicaux où les artistes s’autorisent à utiliser des influences hyper variées, c’est bien le rock psychédélique et l’abstract hip-hop. Les deux sont très liés selon moi, ils permettent de découvrir pleins de références musicales.

Il y a une réelle diversification des genres au fur et à mesure de tes projets…

A.T : J’essaye de faire en sorte que chaque album ait sa propre identité. À la fin d’un album je sais pas spécialement où je vais partir. En général je me lance à fond dans un projet, je laisse décanter, et dès que j’ai une idée qui me vient, je me lance à fond. Ça peut m’arriver des fois de pas faire de sons perso pendant des mois, mais de travailler sur des projets d’autres personnes, d’être parfois dans le rap pur et dur. Moi ça me fait du bien de passer de l’abstract hip-hop au rap. Dès que qu’il y en a un que je fais trop, l’autre me manque. Ça me permet de garder une certaine dynamique dans la création.


 

Tu te considères encore comme un Beatmaker ?

A.T : Je vois pas ce que je pourrais être d’autre qu’un Beatmaker. Pour moi, à partir du moment où je fais de la MAO (ndlr: Musique Assisté par Ordinateur), que j’utilise des techniques comme le sampling, la synthèse sonore tout ça, je suis Beatmaker. Mais c’est vrai que la frontière est mince. À l’époque il y avait les musiciens d’un côté et les Beatmakers de l’autre. Maintenant je ne te dirai pas que je suis musicien parce que je ne sais pas bien jouer d’un instrument. Je sais raconter des histoires, mais dès qu’il s’agit de faire plus d’une ligne de basses c’est compliqué pour moi.

On a pourtant l’impression qu’au fil des années tu te permets de jouer plus d’instruments sur tes sons…

A.T : Pas spécialement. J’ai l’impression que chaque album à ses parties de samples et ses parties de compo. Sur La Nuit se Lève c’est vrai que j’ai utilisé beaucoup plus de synthés qu’avant, ça allait avec l’atmosphère de l’album. Je pense qu’il y a toujours eu le même ratio samples/compo sur tous mes albums.


 

T’avais quels films en tête quand t’as composé cet EP ?

Psych out Apocalypse

A.T : Beaucoup de films des années 60-70, notamment ceux provenant de la Hippie Exploitation. Mais c’est plus un film que je me suis fait dans la tête pour le coup. Comparé à l’album d’avant qui était beaucoup influencé par des films comme Maniac, Maniac Cop, The Warriors… Celui-là est beaucoup plus basé sur mon imagination et sur les expériences psychédéliques que j’ai pu avoir, même si maintenant c’est des drogues qui ne m’intéressent plus vraiment, mais qui m’ont permis à l’époque d’entrevoir ce que les hippies racontait dans leurs textes.

Plus d’un an après, comment perçois-tu La Nuit se Lève ? Il s’inscrit comment dans ta discographie ?

A.T : Des gens s’y sont retrouvés, d’autres moins. Les gens qui ont vraiment compris là où je voulais aller sont vraiment rentrer à fond dans le délire. D’autres s’attendait encore à avoir des morceaux styles Lullabies For Insomniac, c’est sûr qu’ils on était un peu décontenancé. Faire un album sans concession et aussi bizarre que ça à était une bonne expérience pour moi. En fait j’avais surtout peur que l’album soit incompris, et c’est pas le cas du coup je suis content.

La Nuit se Lève est composé comme un film, avec une continuité très claire, des interludes vocales…

A.T : J’avais en tête ce concept de faire un album comme un film des années 80, un film genre slasher avec une ambiance très particulière. En partant de là, le choix des interludes s’est fait très naturellement.

Tu fait aussi beaucoup référence à Orange Mécanique, notamment sur la pochette…

A.T : Ouais j’aime bien faire des rappels au film un peu partout, notamment avec mon groupe Droogz Brigade. John Carpenter c’est pareil, il m’a beaucoup influencé pour cet album.

C’est quoi ton histoire avec ce cinéma ?

A.T : Depuis la fin du collège je regarde beaucoup de films. Énormément même. J’ai fait un bac audiovisuel, même si ça ne m’a pas trop servi, ça m’a appris beaucoup de choses et m’a permis de voir beaucoup de films, et d’affiner mes goûts, apprendre quels genres de films m’intéressait vraiment. Et c’est vrai que l’esthétique années 80 m’a beaucoup plu, mais ça passait beaucoup par la musique. Surtout ces synthétiseurs si particuliers, les mecs se permettait de faire des musiques vraiment étranges. Je voulais vraiment que ce soit une influence du dernier album.

“la musique à vraiment un pouvoir cathartique, autant pour celui qui en fait que pour celui qui en écoute”


 

D’ailleurs tes clips s’inscrivent parfaitement dans cet univers, notamment Infected Streets et Now More FightingQuels messages à tu voulu faire passer à travers ces clips ?

Black_MirrorA.T : Alors le premier le scénario je l’avais en tête depuis quelques temps. C’est de l’anticipation à la Black Mirror : utiliser des codes de notre époque pour mieux les faire dégénérés. Le clip parle d’un sujet traité par pas mal de films, c’est à dire de la limite qui est, et sera encore plus fine entre les intelligences artificielles et les êtres humains. Le deuxième parle de l’asservissement du corps humains en montrant des Hommes en contrôlant d’autres pour jouer. C’était pour montrer comment notre technologie, et notre sens de la morale, peuvent très vite dégénéré.

Il y a un réel message derrière ou c’est pour surfer sur les codes du cinéma de genre ?

A.T : Il y a forcément un message quand tu décides de montrer les aspects de la société qui peuvent se dégradés, tu interpelles forcément en faisant ça. Après ça reste des références au cinéma que j’aime, je ne me prends pas pour un lanceur d’alertes non plus. Mes films de S.F. ou d’horreur préférés sont remplis de messages, même si c’est pas des slogans. Je pense pas m’inscrire dans telle ou telle cause politique avec ces clips, mais il y a quand même un message assumé derrière. Sinon je ferais des clips avec aucun aspect dérangeant, parce que déranger pour déranger ça ne m’intéresse pas, la violence est justifiée.


 

Dans ta musique on sent bien cette volonté d’esthétiser cette violence… 

A.T : Comme Kubrick l’a fait pour Orange mécanique… Je pense que la musique à vraiment un pouvoir cathartique, autant pour celui qui en fait que pour celui qui en écoute. Les gens qui font la musique la plus violente ne le sont pas la plupart du temps. Je vais pas te dire que je suis un enfant de cœur, mais je suis loin d’être quelqu’un de violent. Mais pour ma musique ou pour mes paroles, il faut que la catharsis agisse. J’ai aucun problème à foutre un maximum de violence dans mes morceaux, parce que ça reste que de la musique. Mais c’est nécessaire de trouver un juste milieu. Il y a des morceaux où ça tape dans tous les sens et d’autres qui sont beaucoup plus fins, plus oniriques, plus poétiques. L’un va pas sans l’autre. Pour moi, quelqu’un qui fait que de la musique violente ou que de la musique douce n’explore pas assez toutes les facettes de son âme. Ça peut paraitre prétentieux comme ça, mais j’essaye de retranscrire toutes les humeurs qui me traversent, tous les rêves ou cauchemars qui passe par ma tête. D’où cette dichotomie entre des morceaux super violent et posés, sombres et plus positives. Même si j’ai conscience que le ton général est quand même assez lugubre.

Il y a également parfois beaucoup de mélancolie dans tes prods…

A.T : Ce sont des sentiments facile à retranscrire s’ils sont sincères. Let The Ghost Sing était vraiment axés sur ça, sur les démons intérieurs. J’ai délaissé un peu cette mélancolie depuis.


 

Les termes obscurs, oppressants, malsains, te conviennent pour définir ta musique actuelle ?

A.T : Malsain surtout, moi qui aime bien les films d’horreur c’est quelque chose que je retranscris avec plaisir. Après le but c’est pas de se flageller dans la noirceur totale tout le temps, c’est pour ça qu’il est important d’incorporer des sortes d’éclaircies dans mes morceaux.

Pour accentuer le côté cliché qu’on lui a attribué, Carpenter Brut a définit son style musical comme du « électro-cyber-doom-wave-tech-noir-80’s-sataniste ». Quelle étiquette tu te mettrais, si tu devais t’en mettre une ?

A.T : Je peux autant faire du rap pur et dur que de l’abstract hip-hop. À mes yeux, toutes les musiques ont tendances à se rejoindre maintenant. Un mec comme Brodinski qui faisait de l’électro fait de la trap maintenant, trap qui vient lui-même du rap… Je pense que c’est difficile de coller une étiquette, mais s’il en faut absolument une je dirais abstract hip-hop, c’est celle ou je me sens le plus à l’aise.


 

Toi qui à beaucoup utilisé des synthétiseurs 80’s dans ton dernier album, tu te places comment par rapport à toute cette nouvelle vague d’artistes synthwave ? Tu te retrouves dans cette musique et cette esthétique ?

A.T : Dans La Nuit se Lève il y a des éléments de cette musique en effet, mais pour autant je considère pas qu’il s’inscrit dans cette mouvance synthwave. À la sortie de l’album, beaucoup de gens m’ont dit que ça ressemblait à Kavinsky. Kavinsky c’est un mec que je respecte et dont j’adore le travail, mais c’est quand même assez loin de ce que je fait. Les influences similaires que j’ai avec lui se ressentent vachement moins sur mon album. Ce que j’aime moi avec ce mouvement, c’est qu’avec ce son de synthé, tu peux instaurer une ambiance lourde avec des mélodies simples. Si tu recherches l’efficacité, que tu souhaites à la fois envoyer du steak et à la fois créer des ambiances, c’est forcément un style qui te touche. C’est ce mélange entre des sonorités kitsch, puissantes et entrainantes qui font naître des sensations comme la peur, l’angoisse ou la mélancolie. Je privilégie quand même le mélange des styles, pour moi mettre tous les codes d’un genre dans un morceau c’est pas la meilleure option.

« J’essaye de retranscrire toutes les humeurs qui me traversent, tous les rêves ou cauchemars qui passe par ma tête. »


 

Le mélange des styles c’est quelque chose que l’on retrouve bien à la fin de Bad Acids & Malicious Hippies, avec ce remix des Doors teinté de synthwave…

A.T : Carrément. Dans le film que je me suis fait, c’est la jonction de deux périodes. La fin des années 70 laisse place au début des années 80. En fait l’EP traverse les 70’s à travers les yeux de ce hippie en surdosage d’acide, et il fini son trip dans les 80’s.

Du coup l’EP est une sorte de préambule à La Nuit se Lève ?

A.T : On peut le voir comme ça. Même si je séparerais quand même les deux, comme deux œuvres d’un même cinéaste.

La nuit ça t’inspire comment ?

A.T : J’ai passé ces 7 dernières années à vivre la nuit, parce qu’avec la musique c’est un rythme qui s’est très vite imposé à moi. L’ambiance nocturne, la ville la nuit et tout ce qui peut s’y passer a tendance à pas mal m’inspirer, Maintenant c’est pas un truc sur lequel je compte rester bloquer toute une carrière non plus. Cet album se veut nocturne, c’est sûr, ça veut pas dire que plus tard je ne ferais pas d’albums plus lumineux.

Crédit : Serge Rigaud

 

Site : https://altarba-beats.com/

“Bad acids and malicious hippies” / I.O.T Records


L’interview Apocalypse

Après cet entretien fleuve, on a évidemment soumis Al’Tarba à la bientôt célèbre interview Apocalypse. Enjoy.

Le dernier Disque que t’écouteras avant la fin du monde ?

Je crois que je me réécouterai un album de NOFX ou de Necro.

L’Apocalypse sera moins pénible en compagnie de … ?

Alors là c’est une bonne question, j’y ai déjà réfléchi. Je resterai juste avec ma famille et ma copine je pense. Mais est-ce que les êtres humains se mettrait pas à faire tous n’importe quoi ? S’ils font une énorme teuf tous ensemble le choix est plus compliqué.

L’Apocalypse, tu vois ça comment ?

Un ciel tout rouge, il fera très chaud jusqu’à ce que l’on brûle. Comme au début de Melancholia.

Vois-tu des signes avant-coureurs d’une Apocalypse dans nos sociétés ? Lesquels ?

Pas spécialement, je ne vis que la nuit du coup je suis pas au courant de ce qui se passe dans le monde, et je cherche pas trop à en savoir plus.

Un conseil à tes fans pour affronter l’Apocalypse dignement ?

Prenez plein de drogues.

Conquête, Guerre, Famine et Mort. Tu serais lequel de ces 4 cavaliers de l’Apocalypse ?

Mort évidemment, c’est le plus puissant.

 

 

 

 

Tag(s) associé(s):