Keith Rankin : Dali 3.0

keith Rankin Apocalypse

Co-fondateur et graphiste officiel du label underground Orange Milk Records, Keith Rankin explore un surréalisme sans limites, jouant au passage avec nos sens et nos certitudes. Apocalypse vous immerge dans son univers, ne luttez pas, laissez-vous aller.


Créé en 2010 par Seth Graham et Keith Rankin, Orange Milk Records fait partie de ces labels indépendants qui cherchent sans cesse l’innovation, tant graphique que sonore. Les artistes qui la composent n’ont qu’une idée en tête : façonner la musique de demain et donner un aperçu de l’avenir des scènes électroniques. Mettre une étiquette sur ce genre de son reviendrait à anticiper le futur. On peut tenter de décrire le genre musical du label comme étant de la pop expérimentale dadaïste, suintant la bande FM de centre commercial et régurgitant tout ce qu’internet peut dissimuler, formant un patchwork effrayant sur le papier, et pourtant assez accessible. Constatez par vous-mêmes.


Je leur pisse au cul

Qui dit B.O. du futur, dit pochette d’album du futur. Par chance, le cofondateur de Orange Milk Records est graphiste, ça tombe bien. Et devinez quoi ? Lui aussi est dans le futur. Originaire de l’Ohio, Keith Rankin — graphiste mais aussi compositeur sous l’alias Giant Claw — se dédouble et arrive à lui seul à réaliser la totalité des covers du label. Nmesh, Euglossine, Pajjama, Foodman, Luxury Elite etc… Aucun artiste n’y échappe. Il trouve même le temps de faire des tutos sur Youtube, quel homme.


Dura Lex, Sed Lex

Comme suspendues dans le temps et l’espace, ses œuvres sont le fruit de longues pérégrinations sur le web — sorte de flirt polygame entre la vaporwave et les visions paranoïaques de Dali. Ces collages cristallisent tout un monde surréaliste issu des rêves de l’artiste, faisant la part belle à toute une génération d’adulescents enfouis dans internet en quête de nouveauté. Acteur indispensable de l’Art Post-Internet, Keith Rankin marque la rétine au fer rouge tout en interrogeant notre perception du réel, ses œuvres digitales intriguant autant qu’elles fascinent.

L’Apocalypse vous a fait une (petite) sélection de ses illustrations. Laissez vous submerger. 


Kaaris nique Booba ! 

Et si vous en voulez encore, allez donc faire un tour sur son site.

Tag(s) associé(s):