Mood – Perfection, Extase, Etiquette qui se décolle

La Paukalypse Mood Juillet Apocalypse

Retrouvez chaque mois avec votre Mood, une description d’une humeur particulière, associée à des pépites culturelles et une illustration inédite par votre illustratrice dévouée, La Paukalypse.


Big Shaq

Il y a quelques temps, j’ai acheté un nouveau carnet à dessins pour dessiner mes illustrations du meilleur site de contre-culture de tous les temps et quelle ne fut pas ma surprise quand, lorsque j’ai retiré l’étiquette, elle s’est décollée comme un baiser que l’on souffle à un amant.

J’ai grattouillé le code-barre avec mon ongle et la pellicule luisante s’est pliée d’elle-même. Et à cet instant, tandis que je retenais ma respiration d’émerveillement, j’ai pu saisir l’étiquette et la retirer d’un geste : et le divin opercule s’est retiré comme un rêve, sans laisser la moindre trace, laissant la quatrième de couverture de mon carnet parfaitement lisse et inviolée.

Mon premier réflexe fut d’entendre résonner dans l’air « I CAN’T SEE ME LOVIN’ NOBODY BUT YOUU, FOR ALL MY LIIIIFE!« , ce qui est l’hymne non-officiel de tout ce qu’il y a de bon dans ce monde. Ensuite, Tina Turner a pris le relais, dans un style moins utopique et plus Mad Max 3 (une oeuvre qui est quand même la neuvième merveille du monde après Jak & Daxter. Du moins si on aime le kitsch et Coober Pedy.)


<3Turtles

Niveau alignement des planètes, on peut aussi qualifier d’extase l’arrangement proche des anges des malicieux Beach Boys, dont les voix aériennes me portent dans un moment pareil.

Cette impression d’omnipotence et de sourire sans fin sur mon visage est en quelque sorte similaire à celle de Bruce Tout-Puissant, qui n’est, je sais, pas un monument filmique, mais l’on se doit d’avouer qu’absolument tout le monde s’est déjà imaginé dans cette scène d’extase où Jim Carrey fait s’envoler les jupes, rapproche la lune et sépare son café en deux tel Moïse.


 

Cette perfection, cet arrangement des planètes, similaire à une mécanique aussi bien huilée que les pectoraux de Schwarzy, à un enchaînement aussi souple que Michelle Pfeiffer dans sa combinaison de Catwoman. Une suite d’événements aussi bien assujettie qu’un speed-run réussi, ou qu’un perfect 100% à un morceau de Dragonforce sur Guitar Hero (on a les références qu’on mérite, pour moi qui suis pas foutue de jouer autre chose que Wonderwall c’est très impressionnant.)

L’incroyable perfection de ce moment, où le temps s’arrête et où je respire l’air à pleins poumons en remerciant le cosmos d’être en vie, c’est mon humeur, c’est mon mood. Et je vous demande pas si vous connaissez ce sentiment parce que mon rédac’ chef a dit que ça faisait trop blogueuse lifestyle healthy qui a des codes de 10% de réduction chez Becca de demander ça, donc j’en ai rien à paître.

A bientôt pour une autre logorrhée sur un sentiment vaguement palpable ! Des bisous.