La Radio Famine

Voici venu le temps des pleurs et des cris. Voilà bien longtemps que je mijote mon coup final, mon œuvre, mon enfant, et je pense que celui-ci est arrivé au terme de sa diabolique gestation. Ainsi par l’occulte alignement des astres, en cette veille de la naissance du Jour, je vous présente les chérubins déchus de la musique, corrompus sur les rives de l’Absinthe.

Réjouissez-vous car vous serez dans la joie. La joie de la fin des temps et de toutes mélodies. Réjouissez-vous, La Radio Famine vous est offerte.


Où est-tu François Juno ?!

La radio famine (66.6), c’est ici

 

J’ai entendu des choses que vous, humain, ne pourriez pas croire. Julien Lepers en habit de lumière dire « Aime-moi » à un policier de la Croisette. J’ai entendu Zaz crier son amour pour l’Aveyron en portant en masque un visage de cochon. Tous ces moments resteront à jamais comme gravés dans le marbre. Il est temps d’écouter ça.

La Radio Famine (66.6) est une playlist que vous pouvez retrouver sur notre compte Youtube, compilée par votre serviteur, et tâchant de vous proposer un échantillon des bas-fonds de la musique. Plus que ça, le but de cette radio est, à terme de répétition et de gavage, de vous faire aimer ces titres, comme une relation toxique qui s’envenime à chaque écoute.

De plus, nous éviterons ici de basculer dans la facilité en vous proposant des artistes connus ou populaires, nous ne souhaitons pas tirer sur l’ambulance ni nous rabattre sur des lieux communs. Nous voulons vous faire découvrir ou redécouvrir des pépites inconnues ou tombées dans l’oubli depuis de trop nombreuses années pour que vous puissiez vous délecter de leurs parfums surannés. Cela permettra également de rappeler aux jeunes comme aux vieilles générations, et à toutes celles suivantes jusqu’à la fin du monde, que non, ce n’était pas forcément mieux avant.

Qui ne sera pas envouté par la voix suave de François Juno, le maestro de cette sélection ? Qui ne chantera pas en chœur la Mise au Point de Jakie Quartz ? Qui ne sera pas enchanté par les vocalises de Donny Osmond, le Justin Bieber des 70’s ?

Ainsi cette sélection se décompose en plusieurs catégories qui sont rassemblées et mélangées ensemble dans la Radio Famine. Je vais essayer de vous les présenter, mais vous comprendrez très rapidement que la plupart de ces météores sont en fait inclassables et flamboyants.

1. Les Racistes

Oui on ne commence pas avec le sujet le plus simple. Autres temps autres mœurs, notre sélection propose un florilège de chansons plus ou moins de bon goût, plus ou moins au second degré, plus ou moins excusables aux vues des mentalités de l’époque, mais 100% racistes, ça on peut vous l’assurer. On ne présente plus l’incontournable Temps des colonies de Michel Sardou, le plus vaillant représentant de cette catégorie. Mais peut-être vous laisserez-vous tenter par Sylvain Caruso et sa description poignante des tribus anthropophages ?


Francky Vincent le restaurant

2. Les kitchs

Cette catégorie est très certainement la plus représentée. On pourrait même la considérer comme une super catégorie qui englobe chacun des morceaux. Mais certaines perles ne peuvent pas être définies par autre chose que par ce terme ô combien savoureux. D’avance, si certaines des musiques présentes dans cette playlist vous sont nostalgiques de votre jeunesse, nous nous excusons, mais comme dirait le Cheyenne dans Il était un fois dans l’Ouest : « Fais comme si c’était pas tellement grave ». On y trouvera la célébrissime Julie Pietri ou bien la plus occulte Marie Carmen, bref régalez vous de ces moments qui étaient déjà ringards au moment où c’est sorti.


Connaissez-vous l’UPR ?

3. Les « non mais c’est du second degré… n’est-ce pas ? »

Difficile de déterminer parmi l’océan de grotesque que nous vous proposons ce qui relève de l’humour ou bien du projet artistique 100% sérieux. Certains ne font pas de doute comme l’Ave Maria de Jan Terri, mais qui sont quand même présents pour la performance. Tandis que d’autres… On espère absolument que ça en est. Ça a l’odeur du second degré, ça a le goût du second degré, ça ressemble à du second degré, mais ce n’est pas du second degré. Prenez Michel Vedette : nos équipes de Cash Apocalypse ont mené l’enquête pour vous. Un ancien collaborateur de l’artiste, que nous appellerons Jean-Michel pour préserver son anonymat, nous déclare qu’il a « un melon de folie », un « ‘assistant’ lui prépare des smoothies toutes les deux heures » et « il voyage avec des serviettes avec son blaze brodé dessus ». Il conclue par le fait qu’il « pue l’eau de Cologne » et qu’il ne jure que par Claude François. Pourquoi avons-nous mené plusieurs semaines d’investigation pour récolter ces informations ? Nous-même nous l’ignorons, mais ça prouve qu’on essaye de faire du journalisme comme à la télé de temps en temps.


Le Sans Détour Gate

4. Les Déceptives / Les Ovnis

Vous avez déjà ressenti ça en écoutant une chanson ? Un profond mal-être qui vous prend au vif et qui vous fait regretter tout ce que vous avez fait sur Terre ? Cette chanson qui vous fait blasphémer alors que vous portez vos mains à votre visage de stupeur ? C’est sans doute, à titre personnel, ma catégorie favorite, car une fois passée la surprise, vient un fou rire incontrôlable. Je vous laisse les découvrir par vous-même mais je ne peux m’empêcher de vous partager immédiatement l’un de mes chouchous de la bande.


Le pain

5. Les traductions françaises + Les carrières musicales inattendues

Ces deux catégories sont rassemblées ensembles car elles provoquent la même réaction de surprise : « ça existe, ça ? ». Et bien pour le meilleur et avant tout pour le pire, oui, ça existe, et on a beaucoup de regret d’avoir écouté ça. Que ce soit Gérard Depardieu qui fait du rock, ou bien la version française de Eye of the Tiger par Sylvie Vartan, c’est un plaisir fruité rempli de découverte étonnante qui s’offre à vous, comme quand on goutte pour la première fois un durian.


Joyeux Noël, François Mitterrand !

6. Les morceaux du futur du passé.

Bon, une dernière catégorie pour la route, et pas des moindres, car l’on va s’aventurer dans l’univers fabuleux des clips ultra futuristes du passé qui est donc notre présent mais qui ne correspond pas au futur du passé dont on va parler. Vous suivez ? Quoiqu’il en soit, le résultat est bluffant : des stroboscopes, un coup de synthé, et on est parti pour beaucoup de bonheur. D’ailleurs mesdames, si vous voulez rentrer chez vous avec un homme ce soir, suivez attentivement les conseils de Regrets : « celui que je préfère, je le suis dans la rue », car il n’y a pas de raison que ce soit seulement les hommes qui stalk. Si vous êtes plutôt du genre « reine de la nuit », je vous renvoie alors à votre maîtresse à penser sur le sujet, Régine (à jamais la reine de la nuit, cette Régine).


jizz

Voilà mesdames et messieurs, c’était un bref aperçu de ce que vous trouverez dans la Radio Famine. Je suis très fier de vous la présenter, ça a été de nombreuses heures de travail et j’ai le sentiment d’avoir enfin accompli quelque chose dans ma vie.

Reste pour vous à relever le défi, n’hésitez pas à nous dire sur Instagram ou dans les coms si vous en êtes venus à bout sans sauter aucun morceau. Mettez vous à l’aise avec quelques petites bières et une poignée de bon potes, tout va bien se passer. N’hésitez pas non plus à prêter attention aux clips des morceaux proposés s’ils en ont, c’est en général un spectacle son et lumière.


La radio famine (66.6), c’est ici