Mood – Clusterfuck

Salut les gros.

Le Mood s’est absenté pendant longtemps, pour causes internes à votre petite Paukalypse, tout va bien, et le webzine de la fin des temps est de nouveau tout pimpant tout frais après ce petit refleurissement printanier. J’espère que vous allez bien!

Vous devez sûrement connaître le sentiment des petits passages à vide, mais comme j’ai écrit 25 Moods sur les humeurs maussades et que ceci n’est pas un tumblr (malgré des créations corrompues de Famine qui hantent les affres des internets – vous ne voulez pas savoir), et comme mon rédacchef m’a gentiment fait comprendre que link une vidéo d’un chien qui se casse la gueule dans les escaliers c’est rigodrôle mais ça fait pas un article, je vous reviens avec une chouette illustration et un mot anglais que j’aime bien, « clusterfuck ».

clusterfuck (nom.) en : une situation maîtrisée de manière désastreuse.

Vous verrez la référence à cet épisode de Love, Death + Robots dirigé par Alberto Mielgo (concept artist du merveilleux Spiderverse) dans lequel une jeune femme stripteaseuse et à moitié nue passe un après-midi plutôt désagréable. Elle ne maîtrise rien, ni de sa journée, ni des gens qu’elle rencontre (et surtout pas un meurtrier hipster), et se retrouve embarquée dans cet espèce de wagon des emmerdes que l’on peut qualifier, de manière familière, mais c’est parce qu’on est entre nous, de clusterfuck.

Bon je n’ai pas couru à moitié nue dans un simili-New-York/Tokyo sur des escarpins de 25 centimètres avec du rouge à lèvres qui me barrait la joue, mais je n’ai pas exactement maîtrisé mon quotidien ces derniers temps. Et ce n’est pas grave.

Si je vous en parle, c’est parce que vous devez connaître comme moi ce sentiment lorsque la vie nous échappe complètement. Dans ces cas-là, j’aime bien me reculer dans mon siège imaginaire, souffler un bon coup et profiter du chaos

C’est cette sensation de perte de contrôle total où l’élastique de la volonté se relâche et nous revient à pleine vitesse nous claquer dans le coin de la mouille. Bon. Ben on est toujours là, après tout. Apocalypse est là pour vous et ne vous juge pas si, pour vous aussi, la vie est un clusterfuck.

Votre compte en banque affiche un découvert égal au P.I.B. de l’Ouganda ? Votre foie servirait à recalibrer une machine à analyser le sang ? Vos fréquentations déclencheraient une troisième guerre mondiale autour de la tourte à Noël ? Vous avez encore moins dormi que vous avez chopé ces trois dernières années ? (désooo) Vous vous faites souiller comme une étudiante japonaise sur Mordhau ? Professionnellement vous vous dites que la dignité, c’est relatif ?

Eh bah vous êtes pas morts ! Pas comme Mort en tout cas. RIP petit ange parti trop tôt.

Je vous laisse avec un petit Sixto Rodriguez pour se rappeler que c’est pas grave d’être décalé. Ca fait des histoires à raconter.

Bises,

Pauka.

¹ L’expression exacte est : “When life spins out of control, sit back and enjoy the chaos” mais j’ai pas le droit de dire de qui ça vient sinon ça va encore gueuler à la rédac’.