TOP 36 Films 2020 Partie 1 : Les Films Oubliables

Mes amis quelle belle année. Non je déconne, mais il me fallait une intro générique pour l’exercice générique que je m’apprête à faire, à savoir classer LA TOTALITÉ des films sortis cette année que j’ai eu l’occasion de voir. En effet, 2020 était une année sacrément bordélique, et ce chiffre est bien plus faible que les années précédentes, d’autant que j’ai aussi vu beaucoup de films repoussés et pas encore accessibles, dont je vous parlerai sans doute l’année prochaine. Alors attachez vos ceintures, et voyons ensemble selon mon avis d’envoyé de Dieu et de la Discorde, ce que valait ce crû cinématographique 2020. En commençant bien sûr, par les erreurs de casting et les films qui, par leur médiocrité, reflètent au mieux l’année désagréable que fut  2020.


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Mention Peu Honorable : Snowboarder, d’Olias Barcot

Snowboarder - la chronique de NanarlandComme vous le verrez, cette partie du classement est peu fournie, ce qui est somme toute une bonne nouvelle. Néanmoins, je ne pouvais pas parler de films de merde sans vous mentionner ma découverte de l’année, grâce à nos amis de Deux Heures de Perdus que je ne remercie pas : LE pire film qu’il m’ait été donné l’occasion de subir durant mon existence millénaire.

Snowboarder est donc un drame français sorti en 2003, mettant en scène Nicolas Duvauchelle dans le rôle de Gaspard, un jeune snowboardeur avide de victoire, qui va se retrouver sous la tutelle de Josh Hatersen, interprété par Grégoire Colin, le grand Champion de Snowboard et la terreur de la Rue George Pompidou de Vitry-Châtillon, dont les desseins sont des plus maléfiques, et risquent de perdre ce pauvre Gaspard dans les horreurs du snowboard pro.

Si vous n’en avez pas déjà marre, je vous invite à regarder ce film, tant tout, absolument tout est à chier. le scénario est aussi piteux que stupide, les acteurs font leur maximum pour encourager le spectateur au suicide, la caméra est vulgaire, les scènes de snowboard sont mal filmées,  interminables et plus coupées que la cocaïne du dealer d’une boîte de nuit de Lons-le-Saunier, La musique est un plagiat sous Garage Band de morceaux connus des années 80, et le film assène le spectateur d’un sexisme permanent, si grossier et si inique que Donald Trump trouverait cette œuvre cinématographique déplacée et vulgaire. Encore aujourd’hui, je n’arrive pas à croire que j’évolue dans une réalité où ce film existe. Regardez le un jour où votre estime de vous-même est au plus bas, et votre moral sera regonflé à bloc :  vous n’avez en rien participé à la création de la plus abominable heure quarante-cinq de cinéma de l’histoire humaine, et c’est déjà pas mal.

Un fabuleux plagiat de The Human League gros et vulgos comme le film

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Tlamess d’Ala Eddine Slim

Achat Sortilège (Tlamess) en DVD - AlloCinéJe ne suis peut être pas le plus à même à juger ce film. D’une part car je l’ai vu il y a plus de deux ans et d’autre part parce qu’il s’agit d’une des quatre séances de cinéma de mon existence où j’ai décidé après une heure de calvaire de mettre fin à cette purge en quittant la salle. Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Le film raconte l’histoire d’un soldat tunisien en permission pour enterrer sa mère qui décide de déserter. Jusqu’ici, rien de vraiment alarmant, mais parlons donc de la forme du film. Une série de plan fixe, essentiellement sur les yeux et le visage inexpressif du personnage, sans musique, sans son, sans dialogue. La composition des plans est quelconque, la lumière est inexistante, bref : un grand rien. Pendant 3600 secondes. Rien. Et soudain, le soldat fuit l’escorte militaire qui le ramenait à la caserne, et marche dans un décor désolé de l’atlas pendant dix minutes, en caméra fixe troisième personne au son délicieux de violons désaccordés à mi-chemin entre une tentative bruitiste avortée et une torture de la police est-allemande.

Et là, ça coupe, et on arrive sur une femme. son mari part en voyage d’affaire et elle est triste. Même réalisation, même silence, même rien. Il restait une heure de film, et je suis parti faire autre chose, ce qui me semble encore aujourd’hui être une des rare décisions absolument positive de mon existence. Famine, qui lui eut l’audace de rester jusqu’à la fin me raconta la suite entre deux xanax après la séance :  » il se passe rien, la femme part dans la forêt et rencontre le soldat. ils vivent ensemble dans la forêt, et à la fin y’a un serpent géant en 3D immonde et le monolithe noir de 2001 qui fait un caméo pour achever le film et le spectateur « . Dans la plaquette du festival où nous vîmes cette abomination, le réalisateur se définissait comme « un parasite du cinéma ». Et je crois effectivement que contracter un ver solitaire est plus agréable que de visionner ce métrage. Un enfer.


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Certified Mail d’Hisham Saqr

Certified Mail (2019) - IMDbUn banquier égyptien se voit accusé de malversations, et est mis en prison en attendant son jugement. Sa femme reste seule et désemparée, et son tempérament morne et suicidaire s’accroit, malgré les tentatives de sa sœur et de ses amies de lui remonter le moral. Et en plan serrés, sur une musique larmoyante, éclairée par une image grise et terne qui ferait  passer Richard Antonioni pour Baz Luhrmann, on assiste pendant une heure trente à cet état de fait extrêmement brillant et révélateur quant à l’humanité :  cette femme est triste.

Il n’y a pas grand chose à dire de plus sur ce film. On suit pendant une heure trente cette femme antipathique et dépressive, faisant tous les mauvais choix, refusant toute la bonne volonté et l’aide extérieure parce que vous comprenez, elle est très triste. L’ennui est absolu, l’action est inexistante, le message sur la condition féminine en Egypte est accaparée par ce plot de signalisation inexpressif et inactif  à l’écran qu’est le personnage principal et rien n’est résolu à la fin du film. Ce film est l’équivalent d’un Blablacar Paris-Marseille dans un silence complet, et j’opte pour la même solution face aux deux situations : je m’endors, en espérant que ça passe le plus vite possible.


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Last Words de Jonathan Nossiter

Last Words - film 2020 - AlloCinéNick Nolte, Stellan Skarsgard, Charlotte Rampling, un post-apo qui met en abyme le cinéma. Après une série de films désastreux lors du Festival Indépendance et Création d’Auch, j’espérais beaucoup de ce film qui concluait cette édition 2020 pour moi. Mais comme tout 2020, celui-ci s’est achevé avec un certain goût d’excrément en bouche et une envie de passer au plus vite à l’année suivante. On suit dans ce film un jeune survivant parisien d’un apocalypse écologique où le monde a séché. Comme dans tous les mauvais post-apo, sa sœur est violée et assassinée en guise d’introduction, et il se retrouve seul, partant à la recherche de la terre promise où les survivants se regroupent pour recréer l’humanité. Devant tant d’originalité, le film se devait d’introduire un élément novateur, en la personne de Nick Nolte, un vieux cinéaste fou que le protagoniste rencontre dans les ruines de la cinémathèque de Bologne. Celui-ci devient son mentor, lui apprend le cinéma et l’aide à construire une caméra avant de partir avec lui  à l’endroit de réunion des survivants à Athènes, où la communauté dépérira peu à peu, à travers le regard de la caméra du protagoniste, profitant des films comme dernier refuge d’humanité.

Une bonne idée de base et une esthétique de monde désolé plutôt réussie qui laisse donc présager d’un film au moins intéressant, donc. Si on omet quelques menus détails :  il s’agit d’un des post-apo les moins maitrisés de l’histoire du cinéma. Les clichés du genre sont si grossiers qu’on peine à croire que le film est sorti en 2020 et pas en 1962, les personnages sont antipathiques et grotesques, l’image est tristissime et il se dégage de ce film une profonde sensation d’ennui, qui aurait pu être bien amené pour représenter la vie de survivant mais qui est hélas bien trop contagieuse au spectateur.

Quant à la dimension réflexive sur le cinéma et son rôle dans la conservation de l’âme humaine, les sabots du réalisateurs sont si gros qu’on croirait sentir leur bois noueux nous écraser les orteils et l’envie de vivre. Qui plus est quand le seule objet pour enregistrer et montrer les films dans ce films est une caméra bricolée, et que le son des métrages y est rendu aussi clairement que dans une salle en Dolby Surround. La scène d’émotion du film où la communauté assiste pantelante à un concert filmé, et où le son donc, ne devrait être entendu ni par les personnages ni par le spectateur, devient donc source de rire aux éclats, et ce n’est là qu’un exemple parmi les incohérences catastrophiques de ce film, qui est un triste et ennuyeux échec dont 2020 se serait bien passé, elle qui a déjà subie tant d’événements désagréables.


5

La Nuit Venue de Frédéric Farucci

Achat La Nuit venue en DVD - AlloCinéNous sortons déjà et avec joie de la zone des purges cinématographiques, pour nous diriger vers les déceptions de l’année, une catégorie qui n’est pas réellement plus appréciable. Nous quittons néanmoins les mauvais films, pour nous attarder sur ce petit thriller français pourtant très prometteur. On y suit Jin, un jeune chinois émigré à Paris travaillant pour la mafia local comme chauffeur VTC. Jin est aussi DJ et producteur de musique, et apprécie errer dans la nuit parisienne, un inconnu place arrière et son électro planante dans ses oreilles et celles du spectateur. C’est dans ce cadre qu’il va rencontrer Naomi, une call girl mystérieuse, qui va sans doute l’amener à reconsidérer sa vie.

Si les prémices de base de ce film sont alléchantes, le résultat est en revanche bien trop convenu. Le scénario souffre de la plupart des tropes rincés des thrillers français, frisant avec la vulgarité bessonienne par moments, la romance oscille entre l’ennuyeux et le grotesque, et le scénario n’existe que parce que Jin s’entête à faire tous les pires choix possibles, ce qui a don de m’agacer particulièrement, d’où mon manque de bienveillance quant à ce film.

Car ce film n’est pas raté, l’esthétique de la nuit parisienne entre trip et rêve est plutôt réussie même si elle est répétitive, et l’apport de la musique de Rone qui compose la BO est un rafraichissement, même s’il s’agit essentiellement de ses titres connus. La moitié du film est en chinois ce qui est également une innovation sympathique mais qui n’apporte pas grand chose de plus au film. beaucoup de bonnes idées pour autant de maladresses et de facilités, on garde néanmoins un œil sur Frédéric Farucci dont c’est le premier film, en espérant qu’il grandisse en tant que réalisateur pour offrir un terreau de meilleur qualité à sa séduisante imagination qui ne demande qu’à germer sur nos écrans.


6

Express Skopelitis d’Emilia Milou

Express Scopelitis (2020) - IMDbJ’ai un attachement personnel à la culture grecque, car ils sont les premiers européens à être descendu des arbres pour faire de la philosophie. Je me demandais donc en allant voir ce petit documentaire si les arts et lettres étaient toujours ces fers de lance de cette civilisation millénaire. Malheureusement, ce film ne m’a pas apporté une réponse satisfaisante.

Ce documentaire raconte le quotidien du navire Express Skopelitis, l’historique ligne maritime arpentant les îles les plus reculées et les plus oubliées des Cyclades grecques. La caméra comme invisible, tente de devenir le regard mais aussi l’ouïe et les autres sens plus difficiles à rendre au cinéma de la réalisatrice et du spectateur. Ce documentaire est donc très conceptuel, et se base plus sur des sensations et des ambiances que sur des faits pour raconter les moments de vie de ce navire, de son équipage, et des insulaires qu’il rencontreront au fil des flots.

Ce petit documentaire sympathique souffre de trois défauts majeurs qui me pousse à le placer dans cette catégorie. En premier lieu, il s’agit là du travail conceptuel d’une ethnologue pendant cinq années à suivre périodiquement le navire, et la première définition qui me vient est « petit documentaire sympathique ». Un rapport sur investissement discutable donc. Ensuite, le film est trop court pour narrer l’entièreté de la vie grecque insulaire, et le film s’égare donc entre les différents sujets qu’il met à l’écran, rendant confus et incohérent l’action, qui aurait méritée plus de focus sur le navire lui-même. Enfin, le concept d’ambiance du film atteint rapidement ses limites, et mêmes en une courte heure dix, l’ennui se fait ressentir à plusieurs reprises, notamment sur les longs plans silencieux de champs d’herbes jaunies par le soleil, dont le symbolisme évident ne méritait pas dix minutes de temps d’écran. Un bien mauvais moyen d’inviter le spectateur lambda à voyager en sa compagnie vers ces pourtant sublimes îles méditerranéennes, ce qui est certainement le vrai regret à avoir avec ce film.


7

Fellini Deglie Spiriti d’Anselma Dell’Olio

https://pad.mymovies.it/filmclub/2020/07/094/locandina.jpgJ’ai vu cette année 14 films de Federico Fellini en une semaine lors de l’excellent Festival Cinemed 2020. J’y ai aussi vu un documentaire sur le cinéaste, et ses penchants pour l’ésotérisme et la spiritualité. Et la comparaison entre le maître et la biographe est hélas très peu flatteuse pour cette dernière.

Le documentaire est extrêmement classique dans sa forme et paraît même rigide :  linéarité de l’histoire, témoignages peu intéressants de personnalités comme dans n’importe quel 52 minutes d’Arte ou de France 3 Région, une petite partie animation supposée immerger le spectateur dans cette sensation d’onirisme, mais qui au final laisse plus déçu qu’autre chose.

Malgré des témoignages intéressants et éclairants sur  Fellini par ses anciens collaborateurs de tournage, le film est globalement terne, sans réel personnalité, ni bon ni mauvais, juste informatif. La réalisatrice s’est perdue dans la contemplation de la sublime esthétique fellinienne, et a oublié d’en donner une à son propre film. Si vous voulez rêver sur Fellini avec le maestro, allez plutôt voir Intervista !


8

The Call de Lee Chung-Hyun

https://www.ecranlarge.com/media/cache/1600x1200/uploads/image/001/357/yjgwwbn2iguimxozd4nrlnqdmeq-478.jpgC’est sans grandes attentes et avec une pointe de curiosité que je lançai ce métrage netflixien, et ma pré-analyse n’aurait su être plus perspicace. Car ce film n’est ni plus ni moins que l’équivalent du sandwich triangle dégusté sur une aire d’autoroute : on le mange sans grand plaisir mais avec entrain, pour l’oublier sitôt après.

Le film raconte l’histoire de Seo-Yeon, une jeune femme qui revient dans sa maison familiale. En rebranchant le vieux téléphone, elle parvient à communiquer avec une mystérieuse interlocutrice, qui semble venir d’ailleurs… Un pitch séduisant mais déjà vu, puisqu’il s’agit d’un remake d’un film anglais de 2013, et d’un remâchage du grand Black Christmas de 1973 ( Non, je n’ai pas vu son ignoble remake de 2019, je ne le verrais jamais de mon existence, allez vous faire cuire le cul).

Et c’est bien le problème de ce film : tout est déjà-vu. les clichés du thriller asiatiques s’enchainent sans grand intérêt ni sens, et le film défile sans réellement s’attarder sur ses personnages, pourtant remarquablement interprétés par les deux actrice principales ainsi que les acteurs secondaires, pour forcer un scénario complexe pour rien, bourré d’incohérence et sans grand intérêt en réalité autre que le suspense et la shock value. Le film est néanmoins plutôt joli, et on regrette vraiment que l’accent n’ait pas été mis sur les points forts du film ;  les décors et les personnages. A la place, on est rapidement noyé sous les incohérences ( ce film met en scène la police la plus incompétente de l’histoire du cinéma, sans exagérer) pour arriver sur une fin multiples et un plot twist si inutile et shyamalanesque qu’on est content d’entendre le Toudoum de fin, alors que tout n’avait pourtant pas si mal commencé.


9

Mort à 2020 de Al Campbell et Alice Mathias

Mort à 2020 - Film (2020) - SensCritiqueTout juste sorti chez les vilains Netflix il y a quelques jours, ce faux reportage plus ou moins documentaire crée par les cerveaux derrière Black Mirror entendait reprendre avec humour et dérision les désastres divers et variés servant de principal curriculum vitae à l’année qui vient de s’achever. Et comment vous dire qu’un film avec un tel titre à exactement les défauts qu’on pourrait attendre de lui.

On nous retrace donc moi par moi l’année 2020 sous un format classique de documentaire mettant en scène divers faux intervenants qu’on attendrait dans une telle revue, offrant un casting très éclectique et sympathique de A-Listers et de stars de Netflix. Le film s’attarde surtout sur les questions américaines et anglaises des événements, car bon, le reste du monde n’a qu’à se faire cuire une gaufre je suppose.

Outre ce premier défaut, ce mockumentary en a un autre principal :  c’est pas très marrant. le film se veut une comédie, mais la plupart des vannes tombent à plat, notamment parce qu’elles ont déjà été fait sur twitter ou je ne sais quel Neurchi il y a plusieurs mois déjà. Le film se veut impartial et taper sur tout le monde mais bon on est sur Netflix le temple de la gentillesse et de la bienpensance, donc le gogole despotique aux cheveux couleur vomi et ses suiveurs imbéciles sont clairement montrés comme les méchants, même si les SJW chouineurs récoltent quelques piques mignonnes (j’ai jamais dit être impartial moi hein). Il n’y a donc aucune nouveauté dans les analyses, ni dans les points de vue, ni dans l’humour bref, ce film est l’équivalent de votre oncle vous taguant sur Face de Bouc sur le  » Meme » trop drôle avec Rick Astley qui chante « Never gonna give you up ». C’est pas nocif, mais c’est quand même très gênant.

Allez c’est cadeau je vous la mets. Et la bonne année.

10

En Avant de Dan Scanlon

Onward (film) - WikipediaEn Avant ou Onward est le dernier film que je suis allé voir au cinéma avant le premier confinement, et le début d’une longue, trop longue période d’abstinence. Je suis donc resté avec un goût prononcé d’inachevé, parfaitement en adéquation avec ce film. Celui-ci met en scène un monde d’heroic-fantasy très basique qui aurait évolué dans sa conception et dans sa mentalité pour devenir peu à peu notre monde, peuplé de technologie et de business bien plus que d’aventures et de magie. On suit ici l’aventure de deux frères renouant avec le passé magique de leur monde et de leur père pour tenter de ressusciter celui-ci.

En plus de ce cliché du père mort, aussi usée qu’une feuille de PQ un lendemain de raclette dans les films d’animation de ce type, le film laisse son spectateur sur sa fin, avec une terrible impression d’immense potentiel non-exploité. car la structure scénaristique est archi classique est déjà vu, et ne laisse en rien ce monde s’exprimer, sinon par sa conception pseudo-philosophique de comptoir dont les messages alternent de la page Facebook d’inspiration à la déclaration boomer d’un Ardisson en fin de partouze.

Les personnages sont clichés, et « l’hommage » à la fantasy et à ses adeptes ressemblent plus à un foutage de gueule et à une infantilisation de leur propre public, ce qui est quand même à la fois con et contre-productif. Une esthétique néanmoins fouillée et parfois bien exploité, et une conclusion à la fois inattendue et satisfaisante empêche ce film de glisser dans la catégorie des merdasses de l’année, mais c’est tout de même une grosse déception pour le nouveau Pixar que d’être aussi peu inspiré.


C’est tout pour le moment, on se retrouve dans quelques jours pour la partie 2 de ce top : les films sympas. n’hésite pas à me conspuer dans les commentaires et à me donner votre avis, et suivez apocalypse pour ne pas manquer une miette de culture !