TOP 36 Films 2020 Partie 3 : Les Bons Films

Normalement, l’essentiel des films que vous allez voir au cinéma se situent dans cette catégorie, sauf si vous faites un TOP 36 et que, malhonnêtement, vous avez besoin de découper votre article en quatre parties à peu près égales de façon absolument arbitraire. Les bons films, on va souvent les voir en sachant à l’avance qu’on ne sera pas déçu. C’est la valeur sûre, le film dont tu parleras à ton crush en lui disant :  » ah ouais je l’ai vu, écoute c’est vraiment bien, après, ça vaut pas Tarkovski ou Kubrick hein [clin d’oeil sexy] ». Dans un top normal, cette catégorie serait celle des mentions honorables en préambule du Top 10, mais que voulez vous, je suis différent. Allez, parlons péloches mes amis.


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Mention Honorable : Blanko de Kemar a.k.a Marc Jarousseau

 

Figurez vous qu’on a pas seulement des cinémas au Paradis, on a aussi les internets et le ioutube. Et l’un des individus que nous surveillons particulièrement est le susnommé Kemar. Celui-qui a fait les grandes heures du Studio Bagel revient en ce début d’année avec un court-métrage ambitieux mettant en scène son personnage le plus iconique ; l’inénarrable inspecteur Frédéric Le Blanko.

Inspecteur Le Blanko : Saison 8 Episode 2 - Studio Bagel on Make a GIF

Un retour pour le moins sulfureux et controversé. En effet, les performances récentes du vidéaste laissent sa communauté tiraillée entre le culte à la gloire du Dieu Kemar et le désarroi profond. Et c’est encore une fois le cas avec Blanko, qui convainc, enthousiasme, navre et ulcère à la fois. Et pour ma part, j’ose le dire, j’aime beaucoup ce métrage.

A mon sens, ce film est la quintessence de l’univers kemarien et de sa situation actuelle. Oui, il est amplement critiquable, le budget alloué pour le kickstarter pouvait laisser espérer mieux, le renvoi aux épisodes précédents est un peu forcé, et l’humour blankesque s’adapte mal à ce format trop long de vingt minutes. Mais c’est en même temps le summum de son humour absurde, sans fondement et un peu dépressif sur les bords, et personnellement j’ai eu plusieurs fous rires devant ce film. Le point central de la discorde, le scénario, tient pour moi quasiment du génie, et danse à la limite du foutage de gueule sans jamais la franchir. Il faut se faire à l’idée que Kemar maintenant c’est ça, et au fond ça a toujours été ça, et si ça ne vous convient pas, inutile de créer des shitstorms. En attendant, moi je dis bravo Marc, ça fait plaisir de te voir investi dans un projet, qui je l’espère n’est que le début de la renaissance du phénix.


2

La Femme des Steppes, Le Flic et l’Œuf de Wang Quan’an

 

Achat La Femme des steppes, le flic et l'oeuf en DVD - AlloCinéDans ma description wordpress que chacun s’est empressé de lire, je mentionne mon amour pour le cinéma japonais. Celui-ci s’étend largement au cinéma asiatique, comme vous allez le constater plus encore dans ces parties suivantes du top qui contiennent les films que j’aime, cela va de soi. Ici, on parle d’un film chinois du réalisateur Wang Quan’an, connu pour son amour de ses voisins les mongols, où il place encore une fois l’action de son film.

On y suit une petite bergère sur son chameau, qui gère dans les steppes mongoles sa vie, son troupeau et son chameau, non je me remets pas de ce sublime chameau de Bactriane. Sa vie se voit perturbée par le cadavre d’une jeune femme trouvée non loin de sa yourte. On croit alors qu’on part sur un thriller asiatique bien noir et crasseux, mais cette péripétie n’est qu’un événement flottant dans la vie de cette femme, seule dans l’éternité, qui est le réel épicentre de cette histoire.

A travers elle, on nous montre une Mongolie encore très traditionnelle, mêlée du modernisme qui s’introduit peu à peu dans la vie de chacun. Alternant plans très larges de la splendide steppe mongole et des troupeaux immenses qui les parcourent, et  plans très rapprochés de la trogne de cette femme extraordinaire et de ce peuple connu surtout pour son histoire médiévale, la réalisation est audacieuse et cherche à montrer une tranche presque ethnographique de cette vie si proche et si différente de la notre. Le film est très (trop ?) contemplatif cependant, et s’étend parfois dans sa propre splendeur ce qui donne quelques problèmes de rythmes, mais le récit de cette femme et de sa vie simple suffiront à combler les amateurs d’exotisme et de dépaysement dont je fais partie.


3

L’Adieu de Lulu Wang

 

Achat L'Adieu (The Farewell) en DVD - AlloCinéLe cinéma asiatique et chinois plus particulièrement choisit toujours attentivement ses représentants à l’endroit du public occidental, et pour celui-ci, ils avaient mis le paquet. Beaucoup d’attentes entouraient ce film aux Golden globes et aux Oscars, qui furent rencontrés par des déceptions plus ou moins amères, puisque c’est le voisin coréen Parasite qui fit carton plein. Alors, qu’est-ce qui a foiré ?

Eh bien rien, en vérité. Ce film nous narre la réunion au bercail forcée d’une famille aisée dispersée aux quatre coins du monde, alors que la vieille grand-mère est mourante. Problème, la tradition est de ne pas annoncer aux mourants leurs sorts, et la famille prétexte un mariage précipité pour se réunir une dernière fois autour de la matriarche, ce que va avoir beaucoup de mal à supporter Billi, la petite fille très américanisée qui sera notre protagoniste.

Et voilà, c’est un bon film quoi. Cette spécificité de la société chinoise, ce petit nœud dans les pratiques sociales est parfaitement développé pour nous offrir l’ampleur que cela peut avoir, Awkwafina impose son personnage avec style et retenue. La réalisation est discrète et délicate, même si un peu larmoyante par moment, surtout dans la composition de la BO. Une exposition intéressante et remarquable de la culture du non-dit, et un film de très bonne facture, à la fois intime et universel, à qui il manque ce je ne sais quoi que la communication délirante lui avait imposée pour passer au rang d’immanquable de l’année.


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Séjour dans les Monts Fuchun de Gu Xiaogang

 

Séjour dans les monts Fuchun - film 2019 - AlloCinéNous retournons directement en Chine, mais cette fois-ci en nous rendant plus au Sud dans la ville de Fuyang, une banlieue de la mégapole Huangzhou, pour un petit séjour comme le titre vous l’aura laisser penser j’espère. Un séjour ma foi des plus sympathiques, au gré des saisons indolentes de cette ville ancestrale où le présent rattrape inexorablement le passé sans jamais arriver à l’effleurer.

J’explique cette jolie métaphore quoi qu’un peu branlette, mais bon à force, vous vous y attendez je suppose. Ce film nous raconte l’histoire d’une grande famille chinoise qui se réunit pour un mariage. Là, je me dis que j’aurais pu copier-coller ma critique d’au-dessus mais bon, tant pis. Cette famille compte, outre les vénérables grands-parents, cinq frères aux parcours très différents, tantôt pêcheur nomade, tantôt restaurateur bourru, bref, la classe moyenne chinoise. Et c’est tous ces gens que l’on va suivre pendant plusieurs années, avec leurs joies et leurs peines, mais aussi leurs peines et leurs joies.

Parmi la foule d’autres films de ce type, celui-ci a pour spécificité d’être l’adaptation d’une peinture médiévale au cinéma, qui porte le nom éponyme sur lequel je blaguais plus haut. Et comme une estampe, la ville de Fuyang entre l’Océan Pacifique et les Monts Fuchun pas beaucoup plus farouches, nous est Dwelling in the Fuchun Mountains (first half).JPGpeinte avec un talent extraordinaire, notamment lors du plan séquence natation qui est un des plus sublimes que j’ai pu voir. Ce voyage est donc régi par le temps qui passe, véritable personnage principal du film, depuis la vénérable peinture jusqu’à la modernité et l’urbanisation qui agit de plus en plus sur cette famille si traditionnelle. Un voyage calme, lent et magnifique, même s’il traîne en un peu en longueur (2H34 quand même).


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Les Sept de Chicago de Aaron Sorkin

 

Les Sept de Chicago : Photos et affiches - AlloCinéJ’ai eu la flemme de regarder Mank. J’ai vu Citizen Kane il y a trop longtemps pour m’en souvenir clairement, et j’ai utilisé l’excuse de « gneugneugneu faut que j’revois Citizen Kane d’abord » pour ranger le dernier Fincher dans la catégorie « A Voir » de Netflix juste à côté de l’immensément long The Irishmen. Je n’ai pas raté l’autre gros morceau des pédosatanistes de Netflix par contre : le film dont le titre est noté au-dessus et dont je vais causer maintenant.

Gros morceau car Aaron Sorkin revenait ici pour un deuxième film derrière la caméra, et qu’il fait partie de cette classe de gens qui ont du mal à faire des truc nuls dans leur vie. Il met ici à l’image le tristement célèbre procès qui suivit les émeutes de Chicago de 1968, une année où les révoltes populaires étaient à la mode. Le film se concentre quasi exclusivement sur le procès, ne nous faisant revivre que de brefs moments en flash-backs de ces fameuses émeutes.

Et c’est ce qui fait sa plus grande force : il arrive à nous tenir en haleine pendant deux heures avec essentiellement des gens assis qui disent des trucs chiants, ou qui se préparent à dire des trucs chiants. Le film est excessivement bien écrit et bien construit, preuve que quand on engage un bon scénariste, c’est possible de faire plus que jeter 200 millions de dollars à des artistes de VFX exploités sous-payés et méprisés par le milieu quand on est un gros studio comme les deep statistes nécrophiles de Netflix. Bon, évidemment, le film est quand même très partial en ces heures de troubles et d’élections outre-Atlantique, et les personnages sont un peu dessinés à la truelle, mais le ton de ce film qui se veut politique n’en reste pas moins juste, actuel et marquant. Alors posez vous deux heures, et regardez ce film, si vous le faites, promis je rattrape Mank.


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Deux de Filippo Meneghetti

Achat Deux en DVD - AlloCinéTiens, un film français, à une position plutôt correcte. Qui l’eut cru ? Eh bien sot, que je suis, pas moi, car j’allais voir ce film avec l’entrain d’un végan allant à la battue au sanglier. Et bien, vous l’avez compris, je fus pris au dépourvu par la grande qualité de ce film, qui avait pourtant tout pour me déplaire, et m’a redonné espoir en le cinéma français « traditionnel », à l’heure où le phare de talent brut dans l’écriture comme dans le jeu – au milieu de la la nuit des comédies racistes vulgaires et des drames parisiens mal écrits et surjoués – s’est éteint trop tôt, j’en place une pour toi Jean-Pierre Bacri.

Deux, c’est l’histoire de deux vieilles voisines. Madeleine est la grand-mère parfaite, la veuve encore en forme qui fait des confitures à sa petite fille. Nina est l’émigré allemande intellectuelle et libre comme l’air. Ces deux femmes ont un secret : elles s’aiment et vivent leur amour en secret depuis 40 ans. Maintenant que le vieux grand-père est mort, elles songent à partir loin, mais la famille de Madeleine la retient. Y’a rien à faire, ce pitch me donnerait envie de reregarder Shoah au ralenti plutôt que d’appuyer sur Play sur mon lecteur Blu-ray.

Pourtant j’aurais tort. car le sujet est traité avec une telle justesse et une telle beauté que je serais, vous seriez chers lecteurs, passés à côté d’un très beau film, réalisé tout en poésie, rendant beau et nostalgique les vieux appartements exigus où ces vieilles amantes s’enferment pour être libres. Le scénario tient la route, les personnages sont brillamment écrits comme interprétés, et l’ensemble du film sonne à la fois suffisamment vrai et suffisamment féérique pour emporter avec lui son spectateur. Oui, il cède à des clichés de réalisation et d’écriture lourdingues inhérents à ce style de cinéma, mais la dignité, la retenue et la poésie du film, qui ne verse jamais dans le mélo ou le pathos, permettent de faire passer ces défauts sous la table, pour apprécier le travail bien fait d’un jeune cinéaste qu’on à hâte de revoir.


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Lucky Strike de Kim Yong-Hoon

Achat Lucky Strike en DVD - AlloCinéLucky Strike a été mon film de déconfinement. Le premier hein puisque les cinémas sont toujours fermés. J’aurai peut-être dû considérer un peu plus-avant les conséquences de l’opération Covid-19. Tout ça pour dire qu’un documentaire sur la pousse des olives en Bulgarie aurait suffi à me faire revenir en salle, alors face à ce thriller noir absurde coréen, inutile de vous dire que je n’ai pas hésité une seconde.

Et j’ai bien fait., car ce projet est une belle réussite. On y suit une action croisée entre plusieurs personnages : une criminelle patibulaire et son amant comptable timide, une jeune innocente perdue dans les méandres du crime, un gang de méchants très méchants délicieux et un couple de gérants de sauna accompagnés de leur belle-mère acariâtre, paumés dans cette histoire  de gros sous et de gangsters. Car oui vous l’aurez deviné, une valise pleine d’argent est le cœur de cette sombre affaire, et on se découpe à coup de couteau à poisson pour savoir qui remportera le jackpot.

Comme tous les critiques relous, je ferai une analogie culinaire en disant que ce film est parfaitement savoureux. Aves ses airs de Pulp Fiction à la coréenne, il fonctionne par chapitrage et renvois chronologiques toujours clairs. L’interprétation excessive sied parfaitement à l’ambiance du film, qui se tient avec beaucoup de maîtrise entre film noir ringard et parodie colorée et sous amphet. Forcément, quelques facilités scénaristiques sont à l’œuvre, mais l’histoire se tient et tient son spectateur, offrant une conclusion satisfaisante, beaucoup de situations source de galéjade comme source d’effroi, et un divertissement élégant et cru comme on aimerait en voir plus souvent.


7

Soul de Pete Docter

Soul : Pixar dévoile la première bande annonce et l'affiche du film | MOMES.netPuisqu’on parle de divertissement, confrontons nous au maître ultime, au cerbère indétrônable du cinéma :  Disney. Je glisserai sur les tentatives délibérées de la firme aux grandes oreilles pour nuire directement au milieu du cinéma en m’attardant sur leur nouveau film, encore une fois signé de leur filiale Pixar. Ce film, arrivé avec beaucoup d’attentes mais beaucoup d’amertumes puisqu’uniquement sur Disney +, a ému les uns et révolté les autres. Et ça me fait mal, mais je vais devoir dire du bien de ce film.

Parce que j’avais envie de le détester vous comprenez. Une grande métaphore sur la vie et sa simplicité offerte par une des entreprises les plus capitalistes du monde, ça me paraissait gonflé. Métaphore qui passe à travers le personnage de Joe, prof de musique et fan de Jazz cherchant à percer comme pianiste. Celui-ci va, attention spoiler mais bon vous le saviez sans doute : mourir, et il va arriver basiquement au monde des âmes, où va s’en suivre pas mal de bisbille.

Et force est d’admettre que c’est vraiment un bon film. La construction graphique du monde des âmes est assez géniale, les péripéties et les rebondissements s’enchaînent entre monde réel et monde des âmes avec un bon rythme, les personnages sont attachants et relativement crédibles, et surtout, le message derrière ce qui est, une réflexion philosophique certes de comptoir, mais une réflexion philosophique quand même, est assez bien pensé et bienvenu à notre époque. Cet amour de la vie pour ce qu’elle est, ni géniale ni terrible, juste là et c’est bien, ce renoncement au traditionnel American Dream insupportable dans ce genre de film fut un coup de fraîcheur bienvenu. Oui, certains aspects du film sont grossiers, mais le métrage maintient quand même un bel équilibre entre divertissement pour enfant, réflexion pour tous âges et proposition pour adultes, le fait d’avoir un personnage principal dans un dessin animé étant âgé de plus de 20 ans donnant une nouvel fois un attrait particulier à ce film. Alors coup de chapeau à Pixar, et mention spéciale au rat comptable omniscient cosmique.


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First Love de Takashi Miike

Affiche du film First Love, le dernier Yakuza - Photo 4 sur 10 - AlloCinéAh enfin un nouveau Takashi Miike !  Bon, le gars a sorti une pièces de théâtre, deux séries, cinq courts métrages et deux longs métrages en 2020 mais c’est le seul écueil de cet artiste si prolifique et si jouissif que nous ayons reçu nous pauvres francophones à qui l’on dénie le droit à du cinéma bis japonais de qualité. Fort heureusement, la folie, les yakuzas patibulaires et l’hémoglobine par ruisseaux de Miike se sont invités sur nos écrans cette année.

Dans ce film, deux yakuzas incompétents se font dérober une cargaison de drogue qu’ils tentaient eux-mêmes de voler à leurs patrons par une jeune prostituée toxico et un boxeur suicidaire. Un plot à la Miike comme on les aime, qui part déjà dans tous les sens, et ce n’est que le début.

L’univers de Miike quand il se lâche, c’est toujours un régal, et ce film ne fait pas exception. Personnages fous et nanardesques assumés, humour génial, bastons fantastiques, tout y est pour passer un bon moment et prendre son pied devant cette galerie de criminels incompétents hauts en couleurs. Malgré le chaos total qui règne dans ce film, le scénario est lisible et clair, simple et efficace. La réalisation de Miike quand il s’applique est comme toujours remarquable, donnant au film un relief de gravité quand bien même l’action est absurde. La scène finale est géniale d’inventivité, on rit, on s’amuse, bref, regardez ce film, parfaitement inscrit dans le style de Miike mais plus loin des œuvres qui l’ont fait le plus connaître, souvent moins hilarantes et décontractées.


9

Jojo Rabbit de Taika Waititi

Jojo RabbitAux portes du Saint Top 10 on retrouve un film dont vous avez forcément entendu parler. En effet, un gamin nazi ayant Hitler pour ami imaginaire, l’image a de quoi faire parler, surtout dans une industrie aussi politiquement correcte que le Hollywood de 2020. Révélateur de son réalisateur, devenu le chouchou de Disney, ce film a fait sa réputation sur plus qu’une blague point Godwin, je vous le garantis.

On y suit Jojo, un petit nazi brave et patriote, mais plutôt maladroit et boulet, qui peine à faire son trou parmi les jeunesses hitlériennes, malgré toute sa bonne volonté. Une bonne volonté et un fanatisme qui vont vaciller lorsqu’il découvre que sa mère héberge en secret une jeune fille juive dans les combes de sa maison. Ce qui déplaît fortement à son ami imaginaire, le Führer en personne.

SI ce film est si réussi, c’est avant tout parce que sont ton est juste. Rarement un film a maîtrisé le tragicomique à ce point, alternant entre les rires et les pleurs. La galerie de nazis plus ou moins barbares et désabusés qui entoure le petit Jojo sont bien écrits et attachants, oui oui, je sais c’est un oxymore curieux. Dans l’ensemble, le film nous construit cet univers si horrible à travers les yeux d’un enfant en prenant le parti d’y voir la dérision et l’absurdité, tout en gardant un ton grave quant à l’événement le plus traumatisant du siècle dernier. Le seul vrai défaut est le manque d’alchimie entre le Hitler fictif et le reste du film. Il n’est qu’un personnage fonction, à l’humour un peu lourdingue, qu’on aurait sans doute pu couper complètement du film. Mise à part cette facilité marketing, Jojo Rabbit est un beau film, qui mérite ses louanges et laisse dans l’ensemble un message bien amené de tolérance, de paix et de petits oiseaux qui chantent.


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Allez, courage, ça sera bientôt le TOP10. mais bon c’est pas comme si vous pouviez aller au cinéma hein. Alors regardez les films dans cette liste qui vous tenteNT, vous ne le regretterez pas, ils sont estampillés du fier sceau de l’apocalypse. Et à très vite.
Retrouvez les autres pans de ce top ici :  Partie 1 : les films oubliablesPartie 2 les films pas mal ; Partie 4 : le Top 10.